AR Lenoble : nos souvenirs de l’année 1996 en Champagne

AR Lenoble : nos souvenirs de l’année 1996 en Champagne

December 12, 2016, Christian Holthausen

AR Lenoble sort pour la première fois deux vins exceptionnels : AR Lenoble Cuvée Gentilhomme Grand Cru Blanc de Blancs Millésime 1996 et AR Lenoble Grand Cru Blanc de Blancs 1996 Demi-Sec Millésime 1996.

A cette occasion, voici nos souvenirs de l’année 1996 en Champagne :

Cette année-là, se sont succédé des conditions météorologiques très contrastées qui semblent avoir été propices à la croissance harmonieuse de la végétation et des grappes.

Après un mois de janvier doux et très ensoleillé, février est excessivement froid avec des températures qui atteignent – 20°C le 22 février. Si de telles températures peuvent avoir d’importants dégâts sur les souches et les rameaux, cette issue a été évitée grâce au vent du nord qui, en assurant une rapide circulation de l’air froid, a évité que le gel ne pénètre dans les cellules de la vigne.

Le printemps fut tout aussi inégal. Mars est froid et gris tandis qu’avril est très chaud avec des températures dépassant les 26°C. Après cette rapide vague de chaleur, mai annonce des gelées suivies de précipitations orageuses accompagnées de grêle.

Le beau temps qui s’installe idéalement en juin permet un début de floraison dans de très bonnes conditions, avant qu’un brutal refroidissement retarde l’achèvement de cette délicate étape, sans pour autant y porter préjudice.

L’été est capricieux avec des successions de temps cléments puis chahutés. A la sécheresse succède l’humidité, favorisant le développement des maladies qui sont heureusement bien maitrisées grâce au vent du nord bienfaiteur.

Les pluies qui ont précédé la vendange auraient pu être fatales si la fraîcheur et le vent soutenu du nord, toujours lui, n’avaient séché et assaini les grappes.

Les premiers coups de sécateur sont donnés le 14 septembre et la cueillette se déroule idéalement, sans une goutte de pluie.

Les premières analyses des moûts laissent augurer un vin d’une qualité exceptionnelle. Le titre  alcoométrique et l’acidité sont tous deux nettement supérieurs à la moyenne, autour de 10,5 % pour le premier et 10 grammes pour le second. Encore plus exceptionnel est l’équilibre rare entre ces 2 valeurs, sans équivalent depuis le relevé de ces données en 1950.

La vendange à peine achevée, 1996 augurait un millésime hors du commun. Ces espoirs ne seront pas démentis.